Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,

mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » 

Citation attribuée à Voltaire 

Les statistiques de la diversité, en finir avec un tabou ?

Le  20 Mars prochain, s’ouvrira le débat sur les statistiques ethniques. le commissaire à la diversité, Yazid Sabeg présentera  un projet de loi pour rendre les statistiques ethniques «licites». Partant du constat, des discriminations inacceptables à l’encontre des minorités, Yazid SABEG s’indigne de l’état d’abandon dont les quartiers populaires sont l'objet depuis des années.

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Yazid Sabeg, Commissaire à la diversité, devant le buste de Marianne

"IL NE S'AGIT PAS D'ÉTABLIR DES FICHIERS"

Avec la mise en d'un comité de réflexion particulièrement pluraliste, le commissaire à la diversité prend beaucoup de précautions. Les enquêtes seront fondées sur l'autodéclaration, le volontariat et l'anonymat.

Il ne sera pas question de ranger les personnes interrogées dans des catégories raciales, comme cela se pratique aux Etats-Unis, par exemple. "Il s'agit de demander aux personnes comment elles se définissent, ce qu'elles ressentent", explique le commissaire à la diversité. "Il ne s'agit pas, insiste-t-il, d'établir des fichiers mais de mesurer les facteurs discriminants autres que sociaux

Pour Michel Wieviorka,  président du Conseil scientifique du Cran (Conseil représentatif des associations noires),  "Beaucoup d'études sont déjà possibles, On sait par exemple, sur la base d'études ponctuelles ou de sondages, combien il y a de Juifs ou de Noirs en France". Le Cran a également, sur la base de sondages, estimé la population noire en France ou encore le mensuel Têtu a fait évaluer le nombre d'homosexuels.

Lors d'un discours prononcé le 17 décembre 2008, le chef de l’Etat avait jugé nécessaire que la France se dote "d'outils statistiques" qui, "sans traduire une lecture ethnique de notre société", "permettent de mesurer sa diversité, pour identifier précisément ses retards et mesurer ses progrès". "L'égalité des chances doit cesser d'être théorique pour devenir réelle", avait insisté le président.

Commentant la nomination du nouveau commissaire à la diversité, et de son programme, citons la réaction du socialiste Malek Boutih « dans mon camp,le Parti socialiste, il y a besoin d'avoir quelqu'un qui fasse aussi bouger les choses. Les dirigeants du Parti socialiste viennent de recevoir, là, une leçon de la part du président de la République."

Alors, distinguer les Français en fonction de leurs origines ? Les "républicains" des deux camps s'opposent farouchement à tout ce qui pourrait aller dans cette direction, au nom de la défense du principe constitutionnel d'égalité devant la loi. Ceux qui, à l'inverse, sont partisans d'avancer dans cette voie, estiment qu'il est indispensable de disposer d'un outil de mesure pour lutter efficacement contre les discriminations.

Mon avis : Pour comprendre rapidement la discrimination, regardons le nombre de fils « d'ouvriers » d’origine étrangère ou pas, dans nos grandes écoles. Française par le sol, et surtout par le sang versé de mes ancêtres, (jusqu’à celui de mon frère ainé,  militaire en Algérie), je vois que la population  Française  change en permanence ( Nous avons tous des amis, voisins, ou membres de notre famille, d’origine Etrangère tellement intégrés que nous ne pensons plus à leur « différence » si, si, Italiens, Espagnols, Asiatiques, et autres).  Ne permettons pas à des nuisibles de faire  des  enfants, nés en France  de« souches étrangères » des ennemis, mais une richesse, un apport pour notre pays, en leur permettant une intégration réelle. Si les propositions de Monsieur Sabeg vont dans ce sens, alors pourquoi pas ?

Encore un sujet sérieux et délicat, je sais que vous en ferez un débat digne. En sages, comme d'habitude.

Haut les cœurs. Je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent, et vive nos différences elles nous enrichissent. 

Sources : SaphirNews. Le point, le Nouvel Obs, Le Figaro. Photo SIPA