Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,

mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » 

Citation attribuée à Voltaire 

INTERVENTION NECESSAIREMENT PEDAGOGIQUE

Hier soir, pendant une heure et demie 15 millions 233 spectateurs  ont suivi l’intervention du président de la République.

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PEDAGOGIQUE cette émission l’était :

-      Relance par l’investissement, et non par la consommation, comme demandée par les syndicats, parce que «  Quand vous créez de l'investissement, vous créez de l'emploi en France. Une relance directe par la consommation, risquerait surtout de doper les importations.

-      Nicolas Sarkozy a mis l’accent  sur l'emploi en proposant des négociations sur trois sujets particulièrement sensibles : l'indemnisation du chômage partiel - l'Etat étant disposé à aller « plus loin » que ce que prévoit l'accord paritaire -, l'indemnisation pour fin de CDD et la couverture chômage des jeunes.

-      Le Chef de l’Etat se montre prêt à ajouter un solide volet fiscal à sa politique de relance : il s'est dit ouvert à la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu (ce qui suscite déjà de forts grincements de dents à l'UMP), à une mesure exceptionnelle sur le deuxième tiers de l'IR, à une augmentation des allocations familiales et à des chèque emploi pour les personnes âgées ou les femmes seules qui travaillent. Soucieux de donner la parole aux partenaires sociaux, qui se réuniront le 18 février, Nicolas Sarkozy affirme que Sur tous ces sujets, il ne tranchera  pas. 

-      Le président a aussi souhaité lutter contre le « sentiment d'injustice sociale » ressenti par les Français après l'incompréhension suscitée par le sauvetage des banques à coups de milliards d'euros.

Nicolas Sarkozy, a assuré que le sauvetage n'avait « pas coûté un centime aux contribuables » et a surtout permis de sauver l’épargne bancaire des Français.Tous les intérêts que rapporteront ces prêts - 1,4 milliard en 2009 - seraient consacrés à financer des dépenses sociales. Le Chef de l’Etat a  demandé à la Cour des comptes d'enquêter sur la bonne utilisation des fonds accordés aux banques.

-      « Il faudra discuter le 18 février du partage du profit actionnaires-salariés au sein de l'entreprise », a-t-il lancé. « Le compte n'y est pas pour les salariés », a-t-il insisté,

-      dénonçant le « siphonage des profits par les actionnaires. » Il a défendu « la règle des trois tiers » : un tiers des profits à réinvestir dans l'entreprise, un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés. Une solution qu'il a déjà avancée à plusieurs reprises. Mais il conviendra d'être souple, et d'envisager différents niveaux de négociations en fonction de la taille des entreprises, des branches.

Très pugnace, le président Sarkozy a annoncé la suppression en 2010 de la taxe professionnelle des entreprises industrielles pour éviter les délocalisations (une discussion va s'ouvrir avec les élus pour discuter des 8 milliards d'euros de manque à gagner

Une semaine après la journée du 29, avec La promesse des mesures sociales précitées, et la suppression de la taxe professionnelle, entres autres, Nicolas Sarkozy entendait démontrer qu’il avait « entendu ».

Bd’A

QU’EN PENSEZ-VOUS ? 

Le débat est ouvert et vos commentaires attendus.


Haut les cœurs. Je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent, ceux qui n’ont rien ou pas grand-chose, et vive nos différences elles nous enrichissent.

Sources :photo : L.Blevennec Sce photo de l’Elysée - Les Echos, le Parisien, Le Figaro, Libération