04 mars 2008
MARGES ARRIERES TOUTES
Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
Les prix augmentent. Et ce n'est pas seulement après un petit tour au supermarché Carrefour de Bercy 2 que Christine Lagarde se permet de l'affirmer. En effet, les « fins limiers »de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont enquêté pendant une semaine dans quatre-vingts supermarchés de six enseignes différentes, en région parisienne et en province. Le verdict, est tombé hier : la hausse des prix est confirmée de manière officielle, de 11,5 % à 18,2 % selon les enseignes
TABLE RONDE PUIS UNE LOI POUR LE PRINTEMPS
Pour lutter contre ces abus, la ministre de l'Economie va organiser au cours du mois de mars une table ronde entre distributeurs, fournisseurs et consommateurs. «Pour aider les consommateurs, je veux que les produits à bas prix se voient davantage, Ainsi, les «produits aux prix les plus bas doivent être mieux identifiés en rayon.» La ministre estime également qu'en permettant aux distributeurs de négocier les prix avec les fournisseurs les prix devraient baisser. Avec la loi de modernisation de l'économie, «les grandes enseignes vont voir arriver la concurrence», a prévenu Christine Lagarde. «Il est probable que plus il y aura de concurrence, plus il y aura de pression sur les prix», a-t-elle insisté. Cette loi qui doit notamment renforcer la protection des consommateurs et améliorer leur pouvoir d'achat, est prévu pour le printemps.
Les cinq principales enseignes de distribution ont trouvé la parade :
Selon Jean Arthuis, le président de la commission des Finances du Sénat, les principales enseignes nationales ont depuis longtemps trouvé la parade pour continuer à percevoir des commissions de la part de leurs fournisseurs, producteurs ou entreprises agroalimentaires, tout en échappant à l'administration fiscale.
Les fournisseurs référencés se voient obligés de verser une somme - environ 1 % du montant du marché passé - à une société basée en Suisse, chaque grand distributeur possédant sa propre entité juridique hors de France, pour les uns à Zurich et pour les autres à Genève. Or, ces pratiques ne sont ni plus ni moins qu'une nouvelle forme de marges arrières, augmentant d'autant le prix de vente des produits aux consommateurs
Du grain à moudre pour les services fiscaux français qui pourraient bien s'intéresser à ces pratiques ??
ET VOUS QU’EN- PENSEZ VOUS ?
N'oubliez pas: haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent, ceux qui n'ont rien ou pas grand-chose,
Et vive nos différences, elles nous enrichissent.
(Sources : Le Parisien – photo : sipa)


