31 décembre 2007
DOUCE ET LUMINEUSE ANNÉE 2008
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
Absente quelques jours, je serai de retour, prête à réagir sur tous les sujets, à partir du 07 janvier. Je vous invite à venir régulièrement sur le blog, à lire les messages que vous auriez manqués et à me laisser vos commentaires. Très bonnes fêtes à tous les internautes fidèles à ce blog et bonne année à tous, à l’année prochaine pour de nouvelles aventures !
DOUCE ET LUMINEUSE ANNEE 2008
N'oubliez pas: haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent, ceux qui n'ont rien ou pas grand-chose,
Et vive nos différences, elles nous enrichissent
photo: allposters.fr
27 décembre 2007
UN ENTRAINEMENT QUI VAUT LE COUP
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
UN ENTRAINEMENT QUI VAUT LE COUP !
Je vais vous communiquer un principe qui peut comme à moi, vous rendre service.
Je mets des notes limitatives, ou ordres limitatifs de pertes pour ceux qui
connaissent les mécanismes financiers, sur toutes préoccupations et craintes,
ressentiments, colère, et autres.
Il s’agit de prendre la mesure de chaque nouvel ennui, et constater : « cette
histoire vaut 3 sur une échelle de 1 à 10 et pas davantage ! Ne pas payer pour un
objet, une réalisation, un regret, un prix exagéré en soucis ou en chagrins qui,
inévitablement, rongent notre santé !
C’est un entraînement qui vaut le coup ! Et qui va bien avec ma psychologie
primaire, mais efficace, du « arrête de gémir ».
cette photo (prise par l'homme) illustre, pour moi, la campagne près de Paris, et une certaine douceur de vivre
ET VOUS QUEL EST VOTRE REMEDE POUR LIMITER L’AMPLEUR DES CONTRARIETES ?
N'oubliez pas: haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent, ceux qui n'ont rien ou pas grand-chose,
Et vive nos différences, elles nous enrichissent
22 décembre 2007
AVEC OU SANS DIEU
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
Né dans la crasse d’une mangeoire, au milieu des bêtes et en plein exil, Jésus témoigne d’un Dieu présent au cœur monde profane, c’est-à-dire là où on l’espère le moins, où on ne le croit peut-être pas ou plus.
Crèche vivante de Saint Gilles ( Gard)
Cette naissance bouleverse en profondeur nos représentations de Dieu : il n’est pas ce dominateur surplombant le monde et nos vies, du haut de ses splendeurs et de sa toute-puissance, il est un « Emmanuel », un « Dieu avec nous ». Et c’est précisément cet « avec », ce lien nouveau entre Dieu et l’humanité que Jésus incarne, rend vrai et crédible, à travers la force créatrice de son message et de sa présence au monde.
Avec ou sans Dieu, l’un et l’autre Noëls ont en commun de montrer que le réel est toujours plus que ce que l’on croit, qu’il peut être transfiguré, à l’instar de ces maisons et de ces villes illuminées. La fête de Noël, profane ou chrétienne, nous permet de croire que le monde et notre existence peuvent être traversés par des embellies passagères, touchés par des éclairs de grâce. Dans un cas comme dans l’autre, c’est peut-être finalement cette possibilité de transfiguration qui est sacrée, intouchable, inaliénable. Le pasteur Wilfred Monod appelait précisément Dieu cet effort partout manifesté pour transformer la réalité. « Avoir foi en Dieu, écrivait-il, c’est un acte héroïque au service de la vérité, de la justice, de la beauté, de l’amour. » A l’exemple de ces soldats de 14-18, sortis de leurs tranchés pour faire la fête, (1) le Noël profane ou chrétien œuvre à reconnaître une étoile, un matin, dans la nuit épaisse du monde.
Raphaël Picon professeur de théologie pratique à l’Institut protestant de théologie de Paris. Rédacteur en chef d’Evangile et liberté.
N'oubliez pas: haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent, ceux qui n'ont rien ou pas grand-chose,
Et vive nos différences, elles nous enrichissent
(1) Le film « Joyeux Noël », nous faisait revivre un épisode peu connu de l’histoire de la guerre 14-18 : une fête de Noël vécue ensemble par des soldats français, anglais et allemands, tous sortis de leurs tranchées respectives ; geste d’autant plus grandiose et majestueux que vain et dérisoire.
(Photos crèches photomania.com – l’internaute week end)
http://www.dailymotion.com/register/77bb7b6584700d4bca9e58ef1/6315956, si vous voulez voir un bébé, découvrir le pouvoir de son regard sur son entourage (amusant-attendrissant)
Reprise jeudi 27 décembre 2007, mais n’hésitez pas à laisser des messages. Merci d’avance
20 décembre 2007
HOMMAGE A 3 FEMMES
"Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
Avec émotion, je veux rendre hommage à 3 femmes.
L’une odieusement assassinée dans le RER, les deux autres
grièvement blessées dans l’indifférence médiatique.
Délibérément, j’ai attendu que soient passées les obsèques de la
première, et le temps que la fièvre des émeutes soit retombée
pour évoquer ces 3 jeunes femmes à la personnalité exceptionnelle.
Elle s’appelait Anne-Lorraine Schmitt, elle a été massacrée dans le
RER D, le dimanche 25 11 2007. Sauvage assassinat,
Trente et un coups de couteau, pourtant, ce 25 novembre
Anne-Lorraine n’a pas baissé les yeux devant le colosse et
son couteau à cran d’arrêt. Elle a saisi le couteau à pleines mains
blessant grièvement son agresseur, ce qui permit ensuite d’arrêter
Thierry Deve-Oglou, 43 ans. Violeur récidiviste, il avait déjà agressé
une jeune femme en janvier 1995 (et avait écopé de cinq ans de prison
dont trois ferme).
Bénévole au service de causes humanitaires (en Colombie),
Anne-Lorraine donnait aussi son temps aux handicapés à Lourdes
parmi les “foulards blancs”.
Elle voulait fonder une famille, pour apprendre à ses enfants
l’amour de Dieu et de la France, ses valeurs de vie qu’elle vivait
de façon tranquille mais déterminée.
Une personnalité enthousiaste qui irradiait.
Souhaitons que la mort d’Anne-Lorraine puisse servir à rappeler le devoir de protection que la Société doit à ses citoyens.
Toujours ce même dimanche 25 novembre, à Toulouse, deux femmes fonctionnaires de police, étaient blessées en service. C’était le jour de
la mort d’Anne-lorraine, et c’était aussi le jour de l’accident de Villiers-le-Bel.
Le dimanche 25 novembre, à l’aube, les policiers sont appelés au Maracas, une boîte de nuit sur la route de Narbonne, où une bagarre
a été signalée. Lorsqu’ils arrivent sur place, tout est terminé. Les patrouilles s’apprêtent à repartir lorsque l’un des véhicules signale l’arrivée d’une BMW roulant à très grande vitesse. L’enquête n’a pas encore permis d’expliquer à la suite de quelle manœuvre la Peugeot 307 de la police s’est retrouvée sur la voie de la BMW. Très choqué, le conducteur déclarait ne pas s’en souvenir. Les deux policières, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière, sont éjectées à une quinzaine de mètres. Selon des témoignages recueillis par la Dépêche du Midi, le conducteur de la BMW se met à crier : « Je ne l’ai pas fait exprès ! Je n’ai pas vu la police ! ». Il va cependant falloir le menotter et le soumettre à un contrôle d’alcoolémie. Bilan, 1,30 gramme
À l’heure où Villiers-le-Bel s’embrasait, où des voyous, meneurs minoritaires, tiraient sur des policiers au fusil à pompe, une femme policier luttait contre la mort, plongée dans un coma artificiel à l’hôpital de Rangueil, à Toulouse : La passagère avant, 42 ans et mère de deux enfants, souffre de multiples fractures, notamment aux cervicales et à la tête, et a dû être plongée dans un coma artificiel. « Elle va mieux mais cela va être long », déclarait le directeur départemental de la sécurité publique, le commissaire divisionnaire Jean-Pierre Sola. Sa collègue de 27 ans a la clavicule et des côtes cassées.
Quant au chauffard, il va bien, les psychologues vont certainement le persuader qu’il est victime et non coupable !
Silence de la presse Nationale.
QU’EN PENSEZ-VOUS ?
N'oubliez pas: haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent. Et vive nos différences, elles nous enrichissent
(Sources : valeurs actuelles, La dépêche du Midi, Libération, Le Monde – photos : collection personnelle et valeurs actuelles )
18 décembre 2007
A DEFAUT DU MAXIMUM UN SERVICE MINIMUM ?
"Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
Presque tous les pays d’Europe ont instauré un service minimum pour leurs services essentiels. Nos voisins semblent avoir compris avant nous que ce minimum garanti, loin d’être une menace contre le service public, est au contraire l’essence même de celui-ci. Au nom de l’idée qu’elles se font de la démocratie, ces sociétés ont décidé que les libertés individuelles des citoyens, celles de se déplacer et de travailler, sont des valeurs trop importantes pour être subordonnées au droit de grève.
Inscrit dans la loi du 21 août 2007, cette obligation s'applique aux transports publics terrestres de voyageurs. Deux niveaux de négociation sont prévus par le gouvernement avec obligation de conclure avant le 31 décembre. Les régions devaient fixer avec les sociétés de transport les priorités de desserte en cas de conflit. Les entreprises devaient négocier la mise en place de ce service minimum.
LES REGIONS PS TRAINENT LES PIEDS
Acteurs clés de cette réforme, les régions ne sont pas toutes prêtes.
Le temps presse. À deux semaines de l’entrée en vigueur de la loi sur le service minimum, quatre régions (Picardie, Lorraine, Bourgogne et Languedoc-Roussillon) n’ont pas encore adopté le plan de transport établissant les lignes ferroviaires, de bus ou de métro prioritaires en cas de grève. Xavier Bertrand a adressé une circulaire aux préfets afin qu’ils se substituent aux autorités organisatrices qui ne joueraient pas le jeu.
DU COTE DES SYNDICATS
Le gouvernement a donné jusqu'à la fin de l'année aux syndicats et aux directions des entreprises concernées pour négocier les modalités d'application des dispositions de cette loi. A défaut, elles s'appliqueront par décret
Mi-décembre, les discussions sont loin d'être achevées. Le ministère des transports organisera le service minimum par décret si les discussions n'aboutissent pas.
Nicolas Sarkozy avait fait du service minimum dans l’éducation, sujet très populaire, une de ses promesses de campagne
Le ministre de l'Education nationale souhaite qu'un service minimum d'accueil dans les écoles primaires soit mis en place à la prochaine rentrée scolaire pour aider les parents en cas de grève.
Le ministre a précisé que les sommes non payées aux fonctionnaires grévistes dépendant de son ministère seraient versées aux communes à cette fin.
"Je souhaite que partout où les communes le souhaiteront ou l'accepteront, nous puissions reverser à ces communes, sur les parties de salaires qui ont été retenues pour faits de grève, reverser des aides, des subventions, qui permettront de mettre en place les services d'accueil minimum dans les écoles primaires", a-t-il dit.
Xavier Darcos a précisé qu'il engagerait au cours des prochaines semaines, "une discussion avec les représentants des collectivités locales, des familles et des partenaires sociaux pour en définir les modalités".
La présidente de la fédération de parents d'élèves Peep se dit très favorable à la mise en place d'un service minimum.
L’idéal serait bien sûr d’imposer aussi un minimum d’enseignement les jours de grève. Sinon, quand elle se produit, elle inflige une sorte de double peine aux enfants des milieux les plus modestes, ceux dont l’environnement familial n’est pas capable de compenser la perte d’acquis scolaire
QU’EN PENSEZ-VOUS ?
N'oubliez pas: haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent. Et vive nos différences, elles nous enrichissent
(Sources : Le Monde, Le Figaro, Libération, le nouvel observateur- photos : Reuters - Lci)
14 décembre 2007
FAIRE MAIGRIR L'ETAT
"Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
Le nouveau pari de Nicolas Sarkozy : l’ennuyeuse et douloureuse réforme de l’État.
Pour mémoire, rappelons que le premier à avoir évoqué ce sujet repoussoir fut le président Alexandre Millerand... en 1919.
Sur ce chantier sensible, Nicolas Sarkozy est en première ligne et n’a pas le droit à l’erreur. Il s’est engagé à ramener les comptes publics à l’équilibre en 2012, voire en 2010 si la croissance le permet, et Bruxelles ne rate pas une occasion de rappeler à Paris ses obligations. «Sans réduction du poids de nos dépenses publiques, nous n’irons pas chercher le point de croissance qui nous manque, nous ne saurons pas maintenir nos systèmes de solidarité, nous ne saurons pas financer les investissements dans l’avenir», a martelé Le chef de l’Etat.
Divorce devant notaire, simplification du permis de conduire, délivrance de passeport, carte d’identité et autres cartes grises en mairie et plus en préfecture, regroupement du ministère de la Défense et des états-majors des armées dans un seul bâtiment pour créer une sorte de «Pentagone à la française», pour l’Éducation, l’objectif est bien de ne pas remplacer un départ en retraite sur deux à partir de 2009.
Voilà quelques-unes des 97 mesures annoncées hier et qui parleront vraiment aux Français. Il y en a d’autres, plus ingrates et plus lourdes, mais ce ne sont pas celles que retiendra l’opinion publique.
Nous en reparlerons.
Les expériences étrangères, pour une fois, ont servi. Toutes montrent que si la réforme de l’État n’est pas pilotée d’une main de fer par le chef de l’exécutif, elle cale face au mammouth.
Nicolas Machiavel fut un des premiers à faire usage du mot stato dans le sens d'« unité politique d’un peuple qui le double et peut survivre aux allées et venues non seulement des gouvernements mais aussi des formes de gouvernement ». (Wikipédia)
L’État français, longtemps le plus planificateur du monde libre, l’un des plus visionnaires même, si l’on songe au succès de grands programmes publics tels que le choix du nucléaire ou des trains à grande vitesse, est aujourd’hui le plus impécunieux, donc le moins capable de préparer l’avenir. Ce résultat est le lourd échec d’une génération de dirigeants. C’est aussi pour cela que la réforme de l’État s’impose.
L'Etat est à la fois le plus mauvais des patrons (ce n'est pas son métier) et surtout il est incarné par des majorités qui changent et des gouvernements qui se succèdent sans avoir jamais le courage de résister au chantage des syndicats, ce qui a pour effet de leur livrer les commandes. S'il voulait les leur retirer, alors il fallait d'une manière ou d'une autre qu'il s'efface en privatisant. La gauche, avant la droite, François Mitterrand avant Jacques Chirac, ont engagé la France à signer des traités européens. Ceux-ci nous font obligation de réduire nos déficits, de maîtriser notre dette publique (1 100 milliards d'euros) et de ne pas subventionner à perte des activités, même de service public relevant du domaine concurrentiel
L’économiste Christian Saint-Etienne, universitaire constate :
Notre Etat est totalement inefficace. Il a accumulé une dette gigantesque : 1 150 milliards d'euros. Le poids de la dépense publique représente plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB), c'est-à-dire la richesse du pays. Plus grave, cet argent est dépensé en dépit du bon sens. Un seul exemple, la recherche : nous y consacrons 3,5% de notre richesse, les Américains, 5,6%. «L'excès de dépense publique en France ne prépare pas l'avenir, il l'obère».
« L'Etat est, en outre, un piètre stratège, Il doit donc changer en profondeur. Il doit redevenir «stratège». Comment ? En réorganisant les collectivités locales, où règne un désordre inouï ; en réformant profondément la fiscalité, qu'il nous faut adapter à celle de nos concurrents européens ; en favorisant nos petites entreprises («souris» et «gazelles») « Résume l’économiste.
Du pain sur la planche, pour le Président, et ses ministres auxquels le chef de l’Etat a rappelé qu’ils seraient évalués sur leur capacité à réformer leur administration.
Bref, un régime « solidement surveillé » pour, enfin, faire maigrir l’Etat Français……..
QU’EN PENSEZ-VOUS ?
N'oubliez pas: haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent. Et vive nos différences, elles nous enrichissent.
(Sources : le Figaro Magazine – libération – le nouvel observateur)
12 décembre 2007
POURQUOI ???
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
En dix minutes, les deux véhicules piégés qui ont explosé hier matin dans la capitale algérienne, ont fait soixante-deux victimes et une centaine de blessés parfois gravement atteints.
Rappelons que l’Algérie est confrontée à une recrudescence des violences depuis le ralliement, en septembre 2006, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien au réseau Al-Qaïda, dont il est devenu la Branche au Maghreb islamique (BAQMI).
Reuters/Zohra Bensemra ¦ Après l'attentat dans le quartier de Ben Aknoun à Alger (Algérie) le 11 décembre 2007
La corruption, l'obscurantisme, l'illettrisme, la pauvreté chronique, le manque d'eau dans 90% des villes d'Algérie, font le lit du désespoir, lui-même exploité par des fous meurtriers profiteurs d’une extrême jeunesse rendue nihiliste.
J'exprime toutes mes condoléances au peuple algérien.
Terminant ce billet, j’apprends le nouvel attentat qui a fait six morts à Beyrouth.
J’exprime toute mes condoléances au peuple Libanais
QU’EN PENSEZ-VOUS ?
N’oubliez pas : haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent.
Et vive nos différences, elles nous enrichissent.
(Sources : Figaro, Libération, photo 20 minutes)
10 décembre 2007
UNION MÉDITÉRANNÉENNE UN PARI JOUABLE ? PARI GAGNABLE ?
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
La création d'une Union méditerranéenne (Umed) impliquant les pays bordant la Méditerranée est un pari du Président Sarkozy (1) voir son discours du 07 02 2007 à Toulon) Contours et obstacles :
L'Umed secoue quelque peu la torpeur européenne et mobilise l'intérêt de l'opinion pour ce projet historique.
A travers les interventions du président, le projet d'Umed semble déjà bien structuré et défini. Le périmètre est clair : parmi les pays qui ont signé les accords de Barcelone - soit les 27 pays de l'UE, plus les 10 Etats du Sud - seuls seraient admis, dans un premier temps, ceux qui sont riverains de la Méditerranée, soit 8 pays au nord, plus 10 au sud.
L'Umed serait dotée d'un G-Med (sommet des chefs d'Etat) et d'une institution financière, pour mettre en oeuvre des projets concrets dans quatre domaines relevant de la souveraineté nationale des Etats membres de l'UE : sécurité, environnement, culture et codéveloppement. En revanche, si les Etats membres veulent signer des accords commerciaux bilatéraux, ils ne peuvent que s'insérer dans le cadre de la politique commerciale de l'Union à 27. Ainsi le champ des actions possibles est immense.
( Le Président Sarkozy à Alger )
Restent les obstacles à surmonter. Ils sont d'abord politiques : convaincre la Commission européenne que l'Umed n'est pas une machine de guerre contre les accords de Barcelone. Convaincre ensuite les autres Etats membres que l'Umed est un progrès dont toute l'Europe bénéficiera. Convaincre enfin les administrations qu'il existe des marges de manoeuvre pour agir dans des domaines non soumis aux règlements européens ou procédures Euromed (énergie, eau, formation, flux financiers, TIC, santé, développement rural, mobilités humaines). Tout cela est vrai. Des obstacles opérationnels ne manqueront pas non plus de surgir : comment identifier, labéliser et financer les bons projets ? Au sud, on manque de projets concrets au bénéfice des populations. Il faudra donc innover et admettre que les administrations, au nord comme au sud, ne sont pas les mieux placées pour mener à bien des projets de création d'emplois, d'infrastructures, de régulation des transferts financiers, etc., qui pourraient être plus efficacement réalisés par des acteurs directement impliqués (entreprises, ONG, associations, régions, etc.).
«Grand rêve méditerranéen de fraternité»
«Un pari dicté par l’idéal et la raison, qui n’est ni plus ni moins raisonnable que celui de l’Europe il y a soixante ans», avec le chancelier allemand Adenauer et le général de Gaulle.
En comparant l’amitié franco-algérienne à la réconciliation franco-allemande, Le Président Sarkozy envoie un message clair : l’union de la Méditerranée ne se bâtira que sur «la confiance». «L’accord de coopération dans le nucléaire civil que nos deux pays ont conclu est la marque de cette confiance que la France fait à l’Algérie. Le partage du nucléaire civil sera l’un des fondements du pacte de confiance que l’Occident doit passer avec le monde musulman», a poursuivi le chef de l’Etat, bien décidé à défendre jusqu’au bout son «grand rêve méditerranéen de fraternité».
Ce grand rêve reste un pari, jouable …….pari Gagnable ?
QU’EN PENSEZ-VOUS ?
N’oubliez pas : haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent.
Et vive nos différences, elles nous enrichissent.
( Sources : Institut de prospective économique du monde méditerranéen – libération- Le Figaro – photo : Public Sénat)
(1) Discours du 07 02 2007 à Toulon : sarko2007.free.fr
08 décembre 2007
LE PARAVENT DES ILLUSIONS
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Citation attribuée à Voltaire
40ans après sa mort,plusieurs ouvrages relatent la cruauté de Guévara, Le plus accablant est celui de Jacobo Machover (1). L'auteur, qui a lu « l'oeuvre » du Che, constate : « Rien de plus dogmatique que ces textes où la plus grande orthodoxie politique le dispute à une pulsion effrénée de la mort. » Au-delà du personnage de poudre et de sang, c'est peut-être cette mystique de la mort, ce goût morbide pour un retour au chaos originel qui fascine tant de jeunes dans le personnage du Che. L'ange était un démon, et sa pulsion la destruction.
Le capitaine de la CIA, Félix Rodriguez, qui a traqué des mois durant et arrêté Guévara se souvient :
« FACE à la mort, il avait paniqué, ce qui prouve qu'il était humain, du moins lorsqu'il s'agissait de lui. « Ne tirez pas ! Je suis Che Guevara ! Je vaux davantage vivant que mort ! », s'était-il écrié, ce 8 octobre 1967, lorsqu'il fut capturé par les soldats boliviens, dans le canyon de Yuro. le lendemain, apprenant l’ordre de son exécution « Il est devenu blanc comme une feuille de papier. Je n'ai jamais vu de ma vie un homme dans un tel état »
Paravent des illusions
À une heure vingt de l'après-midi, un soldat bolivien, saoul, tira des rafales de mitraillette, il assassina le Che. Les Boliviens voulaient l'abattre à tout prix. Les Américains préféraient le garder vivant. Pour ne pas en faire un martyr. Ce qu'il devint immédiatement.
Dans l'île de Cuba, en octobre 2007, les affiches géantes montrent toujours le visage rayonnant du Che, qu'un vieillard pathétique de 81 ans, Fidel Castro, continue d'utiliser comme paravent à ses illusions défuntes.
Ces images hantent le paysage alors que les 11 millions d'habitants de cette île, claquemurés dans leur misère, quémandent quelques dollars à des touristes émerveillés par ce décor de pacotille, ce lupanar pour tour-opérateurs sans scrupule.
Le Che, et lui seul, flotte encore au-dessus des débris de ce naufrage, comme un mythe indestructible, alors que le Mur et l'URSS ont disparu depuis longtemps, que la Chine tente vainement de réguler un protocapitalisme sauvage. Régis Debray, qui partagea son combat, résume bien la situation : « On ne peut rien contre les mythes. Son assassinat l'a transformé en archange, le glaive en moins... »
Chien de garde de Castro
La mort brutale transforme l'homme en symbole oecuménique, les couturiers et les footballeurs à la mode portent son effigie. Comme à une époque celle de Jim Morrison. Voici pourtant l'heure de vérité pour le Che. Non, l'homme n'était pas un idéaliste mort assassiné. Il avait été à Cuba le chien de garde de Fidel Castro. L'exécuteur de ses basses oeuvres. Il avait des centaines de morts sur la conscience. Il avait été « le boucher de Cabana », la prison de La Havane, avant d'être métamorphosé en martyr désarmé. L'homme fumait ses havanes en assistant aux exécutions de ses victimes, en compagnie d'invités. « N'utilisez pas les méthodes bourgeoises légales. Les preuves sont secondaires », ordonne-t-il.
Mais, souvent, ce sont les peuples, les hommes qui font l’histoire, et la module parfois selon leurs besoins. Ainsi, le Che reste-il un personnage sacré auprès des pays du tiers-monde<













