REBONDIR A 60 ANS ET PLUS

Une journaliste, 60 ans, décide de rebondir sur le net. Sa question est : peut-on rebondir malgré l'âge et le cancer? Elle raconte son quotidien, ses rencontres de journaliste, et traite chaque jour un sujet d'actualité sous un angle non-conformiste.

31 août 2007

ETRE CIVILISÉ C'EST RECONNAITRE LA VALEUR DES FAIBLES ET DIFFÉRENTS

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire «

citation attribuée à Voltaire

Nous sommes tous des handicapés en puissance : les années qui passent, un petit bobo, un gros accident, tout arrive très vite, alors pour  nous rapprocher de ceux qui vivent avec un handicap à vie, je vous propose des extraits d’un article publié le 12 février 2007 dans le Figaro.

L’auteur en est l’admirable JEAN VANIER fondateur de l'Arche, fédération présente dans 34 pays de 131 communautés d'aide aux handicapés mentaux. Ce qu’il écrit s’applique à tous les handicaps.

                 berck19l

"Nous ressentons tous un malaise… Pourrait-il en être autrement dans un monde qui ne fait qu’exalter la force, la productivité, la performance, la beauté physique ? Qui nous juge trop souvent sur des critères éloignés de ce que nous avons au plus profond de nous-mêmes… Nous faisons exprès de ne pas voir les faibles, les malades et les mal performants ! Si quelqu’un d’autre s’en occupe, c’est très bien. Alors j’ai deux ou trois choses à vous dire sur ce que signifie civilisé …

Mon expérience auprès des personnes ayant un handicap mental me montre combien notre société française est loin de ce qu’elle promet ! D’un côté, on veut une société qui accueille des handicapés mais de l’autre, on tarde à installer une véritable politique d’intégration et d’éducation capable de changer le regard porté sur ceux «qui gênent>Dans un article récent du le président du Comité Consultatif national d’Ethique, le professeur Sicard, tirait la sonnette d’alarme sur l’émergence de ce qu’il appelle un véritable « eugénisme» à la française par le biais du diagnostic prénatal. Il constate que sous la pression sociale et la toute puissance de la technique, celui ci sert d’abord à éliminer et non à soigner. C’est ce qui arrive trop souvent en effet. Au fond on ne veut pas aborder la vraie question de civilisation: chaque personne est elle importante et sacrée ou bien seulement celle qui peut être performante ? Et quelle performance ? Où est la limite ?                   handicap_niv2_DOCTISSIMO

N’ayons pas peur de celui qui est «différent» ! La clé du développement de l’être humain n’est-elle pas dans l’acceptation de l’autre tel qu’il est, dans l’acceptation de soi-même tel qu’on est ? Ne pas vivre dans le virtuel ou l’imaginaire, dans la toute puissance, mais dans l’humilité du réel. Découvrir le risque, le défi de s’engager avec d’autres dans sa simple réalité. L’enfant n’est jamais l’enfant des rêves, mais l’enfant de la réalité qui crie aussi pour sa liberté. Accepter l’autre implique un travail sur nous-mêmes, pour apprivoiser nos peurs et nos angoisses.

Aimer l’autre, si faible soit il, c’est le rendre plus libre pour qu’il ne soit plus gouverné par la peur, lui révéler sa valeur, lui montrer qu’il a quelque chose à vivre, à dire aux autres. Aimer, dans un monde civilisé, c’est cela.

Etre civilisé, c’est reconnaître la valeur des plus faibles et des «différents».

Leur donner une place n’est pas uniquement l’affaire des pouvoirs publics, c’est celle de chacun de nous. Les pouvoirs publics doivent investir davantage pour que la société française devienne plus humaine, que les parents des plus vulnérables trouvent le soutien dont ils ont besoin. Pourquoi ne pas développer le statut de volontaire où des jeunes pourront rencontrer et aider d’autres jeunes ? Il faut également encourager les écoles intégrées, éviter que les gens s’enferment derrière les murs de leur clan, de leur milieu ou de leur honte !

Une personne trisomique m’a dit un jour « Si je devais naître aujourd’hui, on me tuerait». Voilà la perspicacité de l’humain «

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

N’oubliez pas : haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent.

(Sources :Jean Vanier – LE Figaro 12 02 2007 – photos : mincoin.com - doctissimo)

Posté par senioretjournal à 08:11 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 août 2007

CA NE VOUS FAIT PAS REVER TOUT CA ?

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire «

citation attribuée à Voltaire

En 2025, nous aurons vingt ans de plus. Ce n’est pas une raison pour se faire du souci nous dit L’Express dans un numéro de prospective fiction. Les lunettes auront disparu. On clonera les dents. Sarkozy sera encore candidat. Et les quinquas, à soixante-quinze ans, connaîtront une troisième jeunesse. Sérieux ?


L’avenir n’étant plus ce qu’il était, comme disait déjà Paul Valery, à quoi diable pourront bien ressembler les seniors dans vingt ans ? Promis, juré… Ils seront de plus en plus beaux et tout à fait omniprésents dans la société française, surtout en version féminine.

Pour s’en convaincre, retour, pour lire L’Express qui consacrait son premier numéro de 2006… à la France de 2025. Un exercice méritoire de prospective fiction qui ne manque pas d’humour. Même si tout n’est pas à prendre au pied de la lettre.

Premier aperçu. L’hebdomadaire nous montre, dans un article intitulé "le 3e âge du salariat", une jeune dame à peine liftée qui ressemble tout à la fois à une star de cinéma et à sa petite-fille. Le genre de dame plutôt gironde que n’importe quel quinqua en état d’effeuiller la marguerite aimerait bien rencontrer ailleurs que dans les couloirs d’une maison de retraite. Cela tombe bien car elle est toujours en activité. Martine Durand, soixante-quinze ans, est la doyenne des salariés français, désignée par l’Association de promotion des seniors dans l’emploi (APSE). C’est ce qui lui vaut d’être interviewée.

"C’est drôle, assure-t-elle, il y a vingt ans, je me voyais déjà à la retraite ! Mes anciens collègues étaient partis à soixante ans voire même plus tôt avec, en prime, un chèque confortable…" 129584_182337

Mais cette responsable marketing dans le secteur bancaire s’est vu proposer un "entretien de seconde partie de carrière", puis un bilan de compétences qui fut, dit-elle, "comme une révélation..." Lourdes n’est pas loin !

Baby-boomer rassis"

Les futurologues de L’Express s’intéressent à d’autres cas sociaux. C’est ainsi que Nicolas Sarkozy, qui affiche soixante-dix ans, est toujours candidat. Mais à la présidence des amis du musée Grévin ! "Rien ne m’arrêtera et j’irai jusqu’au bout !", assure-t-il avec une fougue restée intacte. Vachards, les infographistes du magazine lui ont fait une tête de momie, ou de sarcophage, qui ne fera sûrement pas plaisir à Cécilia…

Évidemment, c’est Ségolène Royal qui est présidente de la République. Et François Baroin, premier ministre ! Un seul animateur réussit encore à intéresser les Français au débat politique, c’est l’inamovible Thierry Ardisson, traité par ses ennemis de "baby-boomer rassis".
                        form_joueurs
Jack Lang, le chantre de l’éternelle jeunesse, sévit toujours, à un âge qu’on qualifierait aujourd’hui de canonique. Mais qui en 2025 ne l’est plus du tout. Un coup de chance pour lui.

Dans le même rayon canonique, le Pape est toujours là mais c’est un prélat africain qui s’apprête à rafler la mitre. Charlotte de Turkeim joue le rôle de Bernadette Chirac dans un film mémorial. On ne dit rien de Johnny Hallyday. Mais il est probable qu’il chante encore "souvenirs souvenirs".

Plus sérieusement, côté santé, les dents sont désormais clonées. Les lunettes n’existent plus, remplacées par la chirurgie réfractive. On est en passe de terrasser Alzheimer. Et le check-up se pratique à toute heure.

En raison du prix de ses appartements, Paris est devenu une ville musée. On gagne au loto des visites dans la Lune. Ça s’appelle d’ailleurs "le toucher de Lune". Mais on bloque toujours sur le problème des retraites que le gouvernement envisage de revoir une nouvelle fois à la baisse. Et la France, avec 9 % de demandeurs d’emploi, détient encore le pompon du chômage.

Fin du voyage-fiction. Nous voilà revenus à la case départ…

Même si les MacDo sont devenus bio, si on se promène avec un traducteur dans l’oreille et si on fabrique du sang artificiel, les dures réalités du monde économique n’ont pas changé.

Tout de même, la chirurgie esthétique et la gériatrie ont fait des pas de géant. Les petits rats de l’Opéra prennent leur retraite à cinquante-cinq ans, ce qui suppose une belle souplesse de la gambette. La polygamie, rebaptisée "poly union", est enfin légalisée. Et on signe son contrat de divorce en même temps qu’on se marie.
Nous voilà rassurés…

Ça ne vous fait pas rêver, tout ça ?

N’oubliez pas : haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent.

(Sources : Par Gérard Ducret - 30 janvier 2006  - pour seniorplanet- photos agence masters

- Notre Temps)

Commentaires

ça donne des frissons

rester jeune jusqu’à la mort ?non moi je tiens à vivre ma vieillesse –si c’est possible-le ralenti c’est pas si mal ça donne le temps d’écouter les autres……..
bon il ne s’agit pas de se « laisser aller » mais d’accepter le temps qui passe.
Je crois comprendre,Bernadette,que cet article vous donne des frissons à vous aussi ?
hommebleu

Posté par hommebleu, 30 août 2007 à 10:14

ET BIEN QUE VOILA UN BEL AVENIR ...UN MONDE PARFAIT QUOI ....Mais voilà en 2025, je ne serais plus là .....Quoi qu'il en soit tout ceci est bien pensé ....
micheline

Posté par micheline, 30 août 2007 à 10:18

Qui pourra accèder à ces « béquilles » de jeunesse ?
et puis dis , pas étonnant que l’économie ne s’améliorera ps ; si nous restons en activités jusqu’à 75 ans ? et les jeunes ? et le bébévolat que tu soutiens tant qui le fera?
bon d’accord ce sera du travail aménagé, pourquoi pas, mais si nous mettons plus de temps à mourir pardon d’être cynique mais nos enfants à quel âge vont-ils hériter ? j’arrête , je sens que je suis trop cynique
bisous ma bernadette
sabine(meudon)

Posté par sabine(meudon), 30 août 2007 à 11:17

pourquoi pas?

Pas d'accord avec vous Sabine.Moi tout ça me fait rêver oui,pas pour la « poly-union » non je suis un être fidèle, mais qui n’a jamais rêvé de ne pas être une charge pour ses enfants ? Il ne s’agit pas non plus d’éviter les rides, elles viendront de toutes façons !
Mais mourir sans passer par la case "dépendance" quelle heureuse perspective………….et puis pourquoi ne pas espérer que toutes les formes de cancer et du sida seront vaincues ? ou sur le point de l’être ?
moins de souffrance si c’est possible, mais pour tous bien entendu ! pourquoi pas puisque nous rêvons?
Sérieusement je suis heureux que mon père (ma mère est décédée) vive une vieillesse sans trop de souffrance physique, (le mental se porte très bien)grâce aux progrès de la médecine…………
bonne journée
militaire

Posté par militaire, 30 août 2007 à 11:50

oui pourquoi pas?

ok avec toi militaire, pourquoi ne pas accepter, comme aujourd’hui par exemple ? les progrès futurs de la médecine ? vieillir mieux c’est une bonne perspective non ? pas obligatoire de tout gober, de tout accepter, demain, pas + qu’hier le rasage ne sera gratuit !mais je suis persuadé, en tant que jeune médecin, que le + grand nombre d’entre nous aura accès au progrès de la médecine, de la science, (pas obligés d’être soigné par les grands pontes de bons médecins vivent aussi dans leur ombre)
médecinhospitalier (ex létudiant)

Posté par medecinhospital, 30 août 2007 à 13:57

je viens de lire qu’au Japon, la ville de Kobé dans le centre du pays, teste depuis l'été dernier, un système de navigation pour les piétons seniors Des émetteurs ont été installés sur les trottoirs et peuvent transmettre à un terminal mobil des informations visuelles et sonores qui permettent aux promeneurs de s'orienter.ces derniers peuvent aussi obtenir différentes informations comme : l'adresse exacte de l'endroit où ils se trouvent, les produits vendus dans tel magasin,la direction pour l'hôpital, etc. un tel procédé devrait encourager les personnes âgées à sortir plus souvent de chez elles et à participer à davantage d'activités sociales. Ce système de navigation pour piétons devrait être effectif dans les principales villes japonaises d'ici une dizaine d'années. Ce n’est pas inintéressant ? n'ayons pas peur de vieillir en l'an 2010/2020.
michèlelaprof

Posté par michèlelaprof, 30 août 2007 à 14:31

vieillir mieux

Tout à fait d’accord, il ne s’agit pas de ne plus vieillir, mais de le faire le mieux possible, en restant indépendant le plus longtemps possible. sabine tu as raison tu es un tantinet….. cynique ! j’espère que nos enfants n’attendent pas notre mort avec impatience pour hériter ! D’ailleurs les parents transmettent souvent de leur vivant, pour aider leurs enfants.
moi je suis d’accord pour vieillir mieux, mais allons nous tous et toutes pouvoir accéder à ce confort du mieux vivre?
manon

Posté par manon, 30 août 2007 à 14:42

Vieillir cet outrage de la nature pour les uns, mais aussi c'est faire face lorsqu'on accepte les poids des ans, et l'on gagne parfois en sagesse. Alors lifting et compagnie, zéro vous refaite le ravalement lorsque la charpente donne des signes de faiblesse.
Pour mon compte je prends exemple sur mes parents (vivants encore a ce jour et pas séniles) Je fais confiance en la science pour les progrès qu’elle apportera, mais l’usage qu’en feront certains me donne des doutes.
Je sais que manger est dangereux (mais ne manger aussi) puisque le diabète, le cholestérol, l’alcool, la vitesse, fumer tuent, travailler tue, et même devant les écoles il y a des panneaux attention DANGER. Mais qu’importe je suis heureux de vivre, et ne tient pas à faire marche arrière. ! Je souhaite vieillir sans une charge pour les miens c’est simple et c’est tout.

Posté par alfonsodu94, 30 août 2007 à 16:21

Posté par senioretjournal à 20:28 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 août 2007

ASTÉRIX CONTESTÉ ?

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire «

citation attribuée à Voltaire 

Astérix, qui a l'habitude de provoquer des bagarres, vient de susciter une controverse inattendue sur... la convention des Nations unies sur les droits de l'enfant de 1989. Pour promouvoir ce texte dans un esprit "ludique et pédagogique » la défenseure des enfants, Dominique Versini, a décidé, au printemps, d'utiliser les images de l'irréductible Gaulois dans un album destiné à promouvoir les droits de l'enfant. album_des_droits_des_enfants bd_fond_ecran_asterix_obelix_018

Dominique Versini (1) et Albert Uderzo, le célèbre dessinateur d’Astérix, ont mis en place, en avril 2007, un partenariat visant à promouvoir sur Internet, dans un esprit "ludique et pédagogique", la Convention internationale des droits de l’enfant auprès de la jeunesse.

"L'une de mes missions consiste à faire connaître la Convention internationale, explique Dominique Versini. A l'occasion de ses 80 ans, Albert Uderzo nous a proposé un travail commun autour des droits des enfants. Et nous avons pensé que les aventures d'Astérix nous permettraient de parler aux enfants de leurs droits avec humour et tendresse".

Pendant deux ans, l’irréductible Gaulois Astérix se met donc au service des droits de l’enfant en devenant "ambassadeur exceptionnel du Défenseur des enfants". L’un des personnages les plus emblématiques d’Albert Uderzo contribue ainsi à donner aux enfants et adolescents la connaissance de leurs droits. Des actions de promotion de la Convention internationale, adoptée par les Nations unies en 1989, sont prévues dans ce cadre, tout au long de l’année, et auront notamment lieu dans les grandes villes de France.livret

Disponible un site Internet spécialement réalisé est mis en ligne à l’adresse : www.asterix.com/droits-des-enfants/, L'Album des droits de l'enfant résume la convention en douze chapitres illustrés par des images issues des albums d'Uderzo qui évoquent aussi bien le droit à vivre en famille que le droit de bénéficier d'une "justice adaptée à son âge".

Le site, régulièrement mis à jour, permet aux enfants de prendre connaissance de leurs droits illustrés par les aventures d’Astérix, et de s’exprimer grâce à la rubrique témoignages. Dès l’automne 2007, un kit pédagogique des droits de l’enfant, à disposition des enfants et de leurs enseignants, sera  téléchargeable gratuitement sur le site internet.

droit11

Une polémique

Cette initiative n'a guère été apprécié par Jean-Pierre Rozenczv  Pour le président du tribunal pour enfants de Bobigny, l'image d'Astérix donne une "vision gauloise des droits de l'enfant qui ignore la réalité interculturelle de la société française". Surtout, il "dénature" la convention en faisant de l'enfant, non pas un être qui accède peu à peu à la maîtrise de ses droits, mais une petite chose fragile à protéger.

Pour Dominique Versini, cette controverse est une "tempête dans un verre d'eau". "Les droits d'expression, de réunion et d'association, qui sont très importants, sont bien évidemment présents dans L'Album, répond-elle. Les enfants connaissent mal la convention et le rôle du défenseur des enfants. Il faut donc leur expliquer, mais la convention est un instrument juridique complexe qu'il faut adapter pour qu'ils en comprennent le sens. C'est ce que nous avons fait avec cet album illustré par Astérix. Aller les voir dans les collèges, leur expliquer ce que sont leurs droits, leur dire qu'ils peuvent s'adresser au défenseur des enfants, c'est une façon de les aider à devenir de jeunes citoyens."

La potion d’Astérix aurait du mal à passer ?

et vous, qu’en pensez vous ?

N’oubliez pas : haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent.

(1) Le Défenseur des enfants est une autorité indépendante, créée en 2000 par le président de la République Jacques Chirac, pour défendre et  promouvoir les droits des enfants, tels qu'ils ont été définis par la loi ou par un  « engagement international régulièrement ratifié ou approuvé » par la France. Parmi ces engagements figure la Convention internationale des droits de l'enfant, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 et ratifiée par la France le 7 août 1990.

Pour le second mandat de l’institution, c’est encore une femme qui rempli la fonction. Nommée en conseil des ministres pour un mandat de six ans, Dominique Versini* devient ainsi la deuxième Défenseure des enfants, jusqu’en 2012.

* Co-créatrice (avec Xavier Emmanuelli) et ancienne directrice du Samu social, Dominique Versini a aussi été secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la précarité et l’exclusion dans le gouvernement Raffarin.) 

(Sources : Anne Chemin Article paru dans l'édition du monde du  31.05.07 -

www. aidh.org– images : fond-ecran-image.com)

Commentaires

Les envahisseurs romains censés,selon Rosenczveig,symboliser les immigrés ...les gauchistes nous l'avaient pas encore sortie celle-là !
hommebleu

Posté par hommebleu, 29 août 2007 à 08:35

certains doivent arrêter

je suis ce que vous appelez une "gauchiste".., (on arrive sur ce blog par des liens vairés!ouverture sarkozienne ?) et je suis pas du tout ok avec l'idée que ASTERIX soit a bannir pour défendre les enfants...la c'est vraiment de l'abus ...faut que certains a gauche arrêtent de se «masturber "l’esprit
titemère

Posté par titemère, 29 août 2007 à 08:54

Posté par senioretjournal à 10:01 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 août 2007

NOTRE VIE EST CE QUE NOS PENSEES EN FONT

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire «

citation attribuée à Voltaire 

Rediffusion du 14 mars 2007

Justin, prononcez « djoutine » mon confrère Britannique, trimballe souvent avec lui un petit traité portant sur l’Empereur-philosophe Marc-Aurèle. (Marc-Aurèle, vous vous souvenez ? il régnait sur l’empire Romain, a passé tout son règne à tenter de colmater toutes les brèches qui s’ouvraient dans les Frontières de son Empire, attaqué de toutes parts. Ah ! en matière de problèmes il s’y connaissait le Romain. !)

Je soupçonne mon confrère de puiser dans cet empereur- philosophe un réconfort.

En effet, Justin est persuadé que nous, les Français (ses) sommes élégants, mais impossibles à vivre ! (par exemple, en France le prix du thé est beaucoup plus élevé qu’en Angleterre etc., etc.…….)

-         You lire Marc-Aurèle ?

-         yes, je connais un peu, c’est un stoïcien qui entre deux respirations, persécutait les

        Chrétiens ?    

-         Il rit,  moi aussi je suis Chrétien, mais depuis le temps, il y a ……comment 

          vous.....dire?

-         prescription ?

-         oui, c’est ça !

Justin (prononcez……) me propose son « résumé de lecture »

Je lis, une citation du lointain empereur romain,

"Notre vie est ce que nos pensées en font »

Ça paraît simple, mais c’est vrai non ?

Si nous savons choisir nos pensées, nous serons dans la voie de la solution de nos

difficultés.

«Notre vie est ce que nos pensées en font»

Pensez-y !             11296173_p(buste de Marc Aurèle)                  

Pas question d’adopter une attitude d’insouciance béate envers tous nos problèmes,

Non, la vie n’est pas aussi simple que cela. Mais une attitude positive,

Au lieu d’une mentalité purement négative, une pensée positive, aident à 

lutter de toutes nos forces pour résoudre et surmonter  les difficultés ? 

ET VOUS QU’EN PENSEZ- VOUS?

N’oubliez pas : haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent.

(source : photo wikipédia)

Posté par senioretjournal à 07:52 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 août 2007

LE PAYS DU ROUMOIS

PAUSE JUSQU’AU 28 08 2007

Je suis toujours en Normandie. Dans le pays Roumois (entre Rouen et Elbeuf)

Quelques lignes et  photos sur les nombreux visages de cette région :

                                    

                 accueil                                                                Bocages au nord,

panorama    troupeau

         plaines au sud

Le Musée du Sabotier

 85 Ko Le Musée du Sabotier présente le métier de sabotier et la vie d’autrefois dans une chaumière normande.
Ce site fonctionne en synergie avec le Four à pain.
four_a_pain

Moulin Amour - musée vivant de la meunerie

Au coeur de la Vallée de l’Oison, à Saint Ouen de

Pontcheuil, le « Moulin Amour », du nom de son dernier

m e u n i e r, est le dernier survivant. Ecomusée de la Meunerie traditionnelle, le Moulin Amour est le seul du département de l’Eure à fonctionner avec une roue à augets.
27370 Saint Ouen de Pontcheuil

Moulin_Amour

Moulin de Pierre

Le Moulin de Pierre est unique, il est le seul moulin à vent fonctionnant en Haute-Normandie.

27 350 Hauville

Moulin_de_Hauville

Fin de séjour dans le pays du cheval crinieres_val_coquin 

Mardi  28 ma fille reprend ses fonctions logo_gendarmerie_02

et moi les miennes     200395311_001__2_      à        100_0075_IMG_90x120

A MARDI 28 AOUT

Je vous laisse de nombreux messages à lire, ou relire,

Encore merci de votre participation, par vos commentaires et visites, vous m'encouragez à faire vivre ce blog.

Haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent.

(commentaires activés mardi prochain)

(Sources : photos : Shutterstock - collection perso et site officiel du pays du Roumois (roumois.fr)

                        

 

Posté par senioretjournal à 09:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 août 2007

MEME PAS EN REVE

Rediffusion (message et commentaires du 04

juillet 2007

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire «

citation attribuée à Voltaire

« j’vais t’atomiser !!!! » ou « j’tai caséééé !! » « « t'es nul ! ». Le tout pimenté d'un « Même pas en rêve » très usité ou du fameux « trop pas ».

expressions dites et redites  par des enfants de  huit-dix ans. Connaissez-vous le dernier argot des cours de récré ? Lorsque « ça boume » ou « ça twiste  », venu tout droit des années 1960, c'est plutôt bon signe. Un « ça me saoule » est en revanche synonyme de mauvaise nouvelle. Lors d'une rencontre, la tendance générale est au « Salut », indémodable, suivi d'un « Ça farte ? », allusion, là encore, au cultissime film Brice de Nice et aux exploits de surfeur de son héros.

Des institutrices réunies dans « l'observatoire des cours de récréation » ont observé durant l’année l’argot des cours de récréation. (Le Figaro du 02 07 donne les résultats de cette étude.)
Ces observatrices attentives des cours de récré constatent surtout que le jargon des enfants illustre l'environnement dans lequel ils évoluent, « caractérisé par une omniprésence des médias et de la violence". 

Les enseignantes ont répertorié 263 expressions, tout au long de cette étude lancée dans six académies (Paris, Lyon, Lille, Toulouse, Rennes et Nice) par « l'observatoire des cours de récréation » dépendant de l'institut privé Junior City. Et les résultats  sont plutôt édifiants.
On peut supposer que le parler jeune n'est utilisé qu'au sein d'un groupe de pairs, mais qu'ils savent s'en défaire dans d'autres contextes : le travail, l'école, la famille... On dit « mes parents » à l'école et « mes remps » avec les copains. A chaque lieu son langage. En faveur de cette diglossie, on peut remarquer que le parler jeune est justement propre à une génération et que, devenus adultes, les adolescents savent en général s'en défaire.

                           im03      

                                        Mais, à l'inverse, certains linguistes s'inquiètent qu'à cause de la prégnance du parler jeune, certains en viennent à ne plus savoir parler le français « correct ». Jean-Pierre Goudaillier, professeur à la Sorbonne et auteur de Comment tu tchatches !, craint quant à lui qu'une véritable fracture linguistique vienne se superpose à la fracture sociale et enferme les jeunes  dans une sorte de ghetto culturel 

N’oublions pas que naguère l’argot était la langue des marginaux qui cherchaient à se dissimuler. 

Le parler jeune permet de parler entre soi, à l'insu des parents, des professeurs, des policiers. Il permet de se moquer de quelqu'un dans le métro sans qu'il comprenne.

Alors l’argot-jeu pratiqué par les enfants dans les cours de récréation : Marque identitaire ou code secret ? ( les deux sans doute)

QU’ EN PENSEZ-VOUS ?

A plus tard ?haut les cœurs,

je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent.

(Sources : Sciences Humaines – Le Figaro – PHOTO  réalisée par Henri Coldeboeuf.-colde.chez-alice.fr)

Commentaires

message interessant sur le comportement de nos chéres têtes blondes.
moi,j’ai un problème de digestion de certains de ces mots, surtout avec le verbe " kiffer " je sais pas pourquoi, je déteste ce mot, je trouve ça débile, et pourtant tout le monde a ce mot à la bouche depuis 2 ou 3 ans...
il y a aussi " la problématique " à la place de " problème " et " solutionner " à la place de " résoudre "
féédu92

Posté par féédu92, 04 juillet 2007 à 09:24

La question sans fin que vous posez, c'est : qu'est-ce que la langue populaire, qui l'emploie et où la trouve-t-on. Quelles sont les sources où la trouver ?
Indiscutablement, vous levez un lièvre : pourquoi chercher chez les auteurs « labellisés »ce qu'on trouverait en plus grand quantité ailleurs, dans la «para-littérature»... Mon vieux démon me souffle bien quelque chose...
Les excursions dans le langage familier, vulgaire, argotique, etc., c'est toujours ou presque avec la caution d'une autorité qu'elles sont faites. Autant dire qu'on est loin de la première main. C'est un peu comme si on partait à la pêche... chez le poissonnier.
alex

Posté par alex, 04 juillet 2007 à 09:35

jargon professionnel

C'est vrai que même moi j'utilise encore pas mal de ces mots/codés ou mimiques,je termine ma médecine et c'est devenu du jardon pro.
létudiant

Posté par letudiant, 04 juillet 2007 à 10:11

                                          

pénible en classe 

Bonjour,l’argot est utilisé depuis……… probablement le début du langage.
Mais ce qui est nouveau, c’est que nos ados l’utilisent aussi avec leurs enseignants.C’est leur marque identitaire qu’ils parlent presque partout.
et croyez moi il y a des expressions « djeunes » insupportables dans une classe.
michèlelaprof

Posté par michèlelaprof, 04 juillet 2007 à 11:43

bonjour tout le monde,bises Bernadette.
les gamins balancent des gros mots en permanence (perso c'est mon frère ainé qui me les apprenait)... la grande différence c’est que les enfants deviennent des ados bien plus tôt qu'avant... (certains vendent du sh.. à 11 ans par exemple...). mais c'est un autre sujet!

homme bleu

Posté par hommebleu, 04 juillet 2007 à 12:00

double langage

ils ne vivent pas dans le même monde que nous les enfants n'ont souvent pas le même langage entre eux qu'en présence d'adultes. Mon fils de 10 ans ne parle jamais en ma présence comme il le fait à l'école ce qui m'a fait atterrir il y a peu de temps lorsque l'on m'a rapporté ce qu'il était capable de dire parce que franchement, j'avoue que j'étais quand même sur le c.. ! et pourtant j'ai des gens autour de moi qui ont l'habitude de se lâcher...
mais si je vous lis bien michèlelaprof je dois être satisfait que mon fils sache faire la différence entre le langage copains de celui utilisé avec des adultes.
zag

Posté par zag, 04 juillet 2007 à 12:49

différence entre langage minots et ados

dans ton message bernadette tu suggeres de faire une différence entre l’argot de nos minots et les expressions grossières de nos ados. Je suis d’accord avec ça.
D’ailleurs les trois quarts des expressions citées dans ton message je les retrouve chez mes petits cousins, et ils sont bien sûr fans de Titeuf et Brice de Nice... Phénomène de mode ?
Impressionnant comme ce genre de trucs marque une génération !
tom

Posté par tom, 04 juillet 2007 à 13:31

l'argot

Si l'on remonte Moyen Age, les pèlerins qui partaient pour St Jacques de Compostelle parlaient le "coquillard" (la coquille St Jacques était leur emblème et servait à faire la "manche" pendant qu'ils arpentaient le "ruban". Le coquillard permettait de passer d'une province ou d'un état en se faisant comprendre alors que les patois étaient utilisés. Puis vint se greffer l'argot en fonction des professions. Aujourd'hui l'argot est tombé en désuétude, et ce qui est employé le plus souvent par certains n'est autre que du 'verlan' ou le langage des "zonzonz" qui n'est que le langage de petits caïds de bac à sable. Le dernier label pour une plaquette de cannabis est «Samsung ». Difficile de fumer un téléphone et encore plus un téléviseur !

Posté par alfonsodu94, 04 juillet 2007 à 16:05

c’est vrai l’argot, le langage grossier quand ça sort de la bouche d'un enfant, ça peut être carrément désagréable et dangereux pour l’avenir. je trouve que ça empire avec l'importance de plus en plus grande des médias... la télé, les tendances font l'éducation de beaucoup de gamins...malgré la vigilance et le recul des parents face à la presse, les limites sont de plus en plus floues.
Ce n'e serait donc plus forcément un problème d'éducation, mais de société...
future

Posté par future, 04 juillet 2007 à 16:07

ouais... je suis d’accord avec tom, on pourrait aussi faire le lien avec l'écriture sms... parce que là je vois rien d'alarmant dans les expression, c'est pas vulgaire, ça a toujours existé.
calimero

Posté par caliméro, 04 juillet 2007 à 18:31

Est-ce si simple ?

Qu'une génération ait toujours cherché à s'identifier par son vocabulaire, ça n'est pas nouveau.
Que ce vocabulaire soit soumis à des effets de mode, des références à l'actualité, ça n'est pas non plus nouveau.
La nouveauté, c'est la manque de discernement de certains entre les deux langages.
On en revient à l'éducation et aux repères. Les djeunes les trouvent dans leurs idoles pour certaines desquelles le français n'est pas maîtrisé, les séries télé, l'apologie de la racaille et de la sous-culture des "banlieues".
Plus en amont, il y a aussi le manque d'éducation des éducateurs, eux-mêmes éduqués à coup de télé et d'idoles braillardes, d'enseignants mal formés au langage (combien d'enseignants font des fautes atroces qui devraient leur interdire l'enseignement).
Et puis il y a le glissement du langage médiatisé. Sous une volonté lyrique et à force de se prendre pour des auteurs, certains plumitifs besogneux de la presse s'acharnent à réinventer des mots pour pallier la carence de leur vocabulaire. On "solutionne" des "questions qui posent problèmes" (comme ils ne maîtrisent plus les articles, ils les éliment), le nutritif devient "nutritionnel", on invente des tas de mots qui finissent par "-ionnel" ou "-alité", voire "-ionalité" ou pire parce que "de" et "à" ne savent plus être utilisé y compris par ceux qui devraient savoir.
A force d'avoir fait le lit de la faute d'orthographe et de grammaire pour ne pas "traumatiser" des enfants - idées propagandaires développées par des traumatisés qui n'ont pas eux-même compris l'intérêt de la répétition, de l'apprentissage de ces deux matières - les repères sont perdus y compris par les éducateurs (au sens large), et la délitescence du langage est engagée, sans espoir de retour : ce qui est perdu est perdu.
Et puis il y a la passivité instaurée du langage. Au delà des "-ionnel", "-alité", etc inutiles, il y a l'inversion de la construction du langage. On n'est plus un gérant (du verbe gérer) mais un gestionnaire (du nom "gestion"). On n'est plus un décideur (du verbe décider), mais un décisionnaire (du nom "décision"). Et c'est là une marque de la passivité et non de l'action. Un décideur ou un gérant en tant qu'il est lié au verbe d'action est - justement - actif. S'il est décisionnaire, gestionnaire, il est sujet lié au nom, comme s'il se trouvait esclave de sa condition.
Enfin, il y a le sms. sans s'étendre sur ses raisons d'exister, on peut juste noter que ce n'est pas un langage (il est basé sur la syntaxe et la langue locale orale), mais un code : un code convenu tacitement, où la seule règle est l'astuce phonétique. Et la propagation de ce langage est un vecteur de la perte des règles du langage : orthographe (ce n'est pas le pire), mais grammaire et syntaxe : et ça c'est un désastre. Pour bien parler, il faut bien comprendre ce
qu'on dit et pourquoi on le dit. Plus on manie les concepts de la grammaire, plus on a la capacité de manier des concepts abstraits, donc de réfléchir, raisonner, comprendre.
Ces pensées n'ont pas vocation à être exhaustives, mais ce sont des réflexions que je me fais sur l'évolution de notre langage et ses causes. Et ça m'alarme, parce que pour le coup, entre ceux qui savent le langage des élites et les autres, la frontière sera de plus en plus marquée, et les chances de la traverser plus faibles, surtout dans le sens de l'ascension sociale. L'école de la République a vocation à gommer ces clivages, or elle est soit démunie, soit laxiste
.

Posté par Z, 04 juillet 2007 à 18:49

Posté par senioretjournal à 08:06 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 août 2007

ENFANTS EN ARMES

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire «

citation attribuée à Voltaire

Ishmael a commencé à tuer vers 12 ans, peu après avoir été enrôlé. "Il fut un temps où prendre un fusil et tirer sur quelqu'un était devenu quelque chose d'aussi facile que de boire un verre d'eau", a-t-il raconté. Cet enfer a duré quatre ans.

Ishmael est un ancien enfant soldat de Sierra Leone aujourd'hui âgé de 26 ans, il a réclamé des mesures concrètes lors d’une conférence internationale sur les enfants soldats s'est tenue en février dernier  à Paris sur l'appel pressant d'un ancien d'entre eux à lutter contre un phénomène qui touche 250.000 mineurs dans le monde.

20070206_WWW000000477_24539_1_unicef__enfants_rendant_leurs_armes

(Photo Unicef)

Il n'y a pas d'excuses" à l'inaction, a dit Ishmael , en mettant en garde les participants, dont de nombreux ministres des Affaires étrangères: "Si vous ne le faites pas avec ces enfants, aujourd'hui, vous aurez demain des problèmes autrement plus importants".

Ishmael, qui a pu quitter les armes grâce à un programme de démobilisation de huit mois en Sierra Leone, a critiqué la faiblesse des efforts actuels.

"C'est facile de devenir un enfant soldat, mais il est bien plus difficile de retrouver votre humanité perdue", a-t-il confié. "C'est ce qu'il y a de plus difficile". La réhabilitation est "un processus continu". "J'ai encore des images qui me reviennent en mémoire".

SGE_PCZ65_050207140621_photo00_quicklook_default_245x186

(Ishmael Beah, un ancien enfant soldat de Sierra Leone,

le 5 février 2007 à Paris
AFP Jack Guez (le point)

Il faut parvenir à un engagement des Etats au niveau politique pour mettre fin au recrutement et à l'utilisation des enfants soldats (et aussi) de renforcer la mobilisation des grands bailleurs sur la question de la réinsertion", soulignait le Ministre Français des Affaires Etrangères, qui souhaite  que "non seulement on dresse des listes noires au niveau de l'ONU" mais qu'on poursuive les recruteurs "au niveau de la Cour pénale internationale" (CPI).

Parmi les signataires, dix pays réputés pour recruter des enfants combattant dans leurs troupes. 

SGE_PCZ65_050207140621_photo01_quicklook_default_245x113

(Pays abritant des programmes de réinsertion et nombre d'enfants démobilisés depuis 1998
AFP/Infographie )

Pour la première fois, 58 pays prennent un ensemble de mesures pour empêcher le recrutement des enfants soldats et lutter contre ceux y ont recours. L'ONU estime à au moins 250.000 le nombre de mineurs impliqués dans des conflits dans le monde, notamment en Asie et en Afrique. Pour lutter contre ce fléau, ces pays se sont engagés à ne pas utiliser des enfants soldats et à favoriser leur réinsertion dans la vie civile, lors de la confÃ