23 mars 2007
NE PAS CONFONDRE LE CODE CIVIL AVEC LE CORAN
Un tribunal de Francfort a appuyé hier mercredi, un recours visant à dessaisir une juge allemande ayant refusé en janvier 2007, d’accorder le divorce immédiat à une femme d’origine marocaine battue par son mari parce que le Coran ne condamnait pas les mauvais traitements entre époux.
Selon un porte-parole, le tribunal a appuyé le recours déposé par Barbara Becker-Rojczyk, l’avocate de la femme âgée de 26 ans et mère de deux enfants. Un second juge doit être chargé de l’affaire, selon le porte-parole.
La victime avait signalé en mai à la police que son mari, également d’origine marocaine, la battait régulièrement et qu’il avait menacé de la tuer. Elle avait déposé en octobre une demande de divorce immédiat, estimant qu’il était un danger pour elle, même si le couple était déjà séparé.
Mais une juge du tribunal lui avait donné peu d’espoirs que sa demande aboutisse, expliquant dans une lettre que, selon elle, la loi islamique permettait à un homme de battre sa femme."Il n’est pas inhabituel que l’homme exerce son droit de punir sa femme" au sein des couples arabes, avait notamment écrit la magistrate, La juge citait également des versets du Coran qui, selon elle, donnaient à un homme le droit de s’estimer atteint dans son honneur si sa femme n’était pas chaste»
"La juge considère apparemment que ma cliente n’est pas chaste car elle a adopté le style de vie occidental", a déclaré Me Becker-Rojczyk à l’édition en ligne du magazine Der Spiegel.
La directrice de la branche allemande de l’organisation Terre des Femmes, Christa Stolle, s’est dit choquée par l’explication de la magistrate, estimant "incroyable qu’une juge allemande base ses décisions sur le Coran »Indignation générale en Allemagne. Toute la classe politique s’est offusquée de cette décision. Tout le monde s’est demandé comment un juge pouvait s’appuyer sur le Coran pour rendre une décision. Comment un juge pouvait-elle justifier des violences faîtes aux femmes?" (droite,gauche, le conseil des Musulmans) ils sont tous d’accord IL NE FAUT PAS CONFONDRE LE CODE CIVIL AVEC LE CORAN.
- « cette belle unanimité ne serait pas pour déplaire à Jules FERRY, plus précisément aux enseignants en France, suggère l’homme qui lit par-dessus mon épaule. »
- Il a raison l’homme, les enseignants ne savent plus quelle conduite tenir face à des ados mal dans leur peau, mal dans leur tête. Désarçonnés, ils peinent à les comprendre. «Certains élèves d'origine maghrébine ou africaine se vivent comme isolés. S'affirmer comme musulmans, c'est se donner une identité qui les soude.» D'autant que la plupart des jeunes qui s'opposent aux enseignants ne connaissent pas grand-chose à la religion de leurs parents. «Ils ne savent même pas la différence entre arabe et musulman, sont étonnés lorsqu'ils apprennent qu'un Indien peut être musulman», note Iannis Roder, professeur d'histoire-géo au collège Pierre-de-Geyter, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Conséquence: les enseignants optent souvent pour la stratégie de l'évitement et se gardent d'aborder les sujets sensibles comme la place des femmes en terre d'islam. De peur de prendre les élèves à rebrousse-poil. De peur, aussi, de ne pas être couverts par leur hiérarchie en cas de conflit. Les ados le sentent. «Les profs sont crispés, ils pèsent chaque mot», (enquête l’express )
(source photos: fotosearch)
Profitons de chaque occasion ,pour rappeler le principe de la Laïcité Française (la conception française est, dans son principe, la plus radicale des conceptions de la laïcité (comparativement)
La justification de ce principe est que, pour que l'État respecte toutes les croyances de manière égale, il ne doit en reconnaître aucune. Selon ce principe, la croyance religieuse relève de l'intimité de l'individu
Par principe, la laïcité est un concept étroitement lié à celui de la liberté d'expression et d'opinion. Il est permis à chacun de pratiquer la religion de son choix (ou de n'en pas pratiquer du tout), tant que cette pratique ne va pas à l'encontre des droits d'autrui.
Mais cette liberté est limitée dans certains cas. C'est le cas notamment des fonctionnaires en service qui n'ont pas le droit de porter de signe religieux.
De même, les signes religieux ostentatoires (dont l'intention est politique) sont interdits dans les écoles publiques.
(source laïcité : wikipédia)
Tympan d'une église avec une inscription datant de 1905 suite à la loi sur la Séparation des Églises et de l'État en1905 (source photo wiképédia)
A plus tard?
N'oubliez pas: haut les coeurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent



